10.10.2007

Appel à manif pour le 20 octobre - rassemblement unitaire

Le 20 octobre sera une journée nationale d 'action contre l'immigration jetable .
Rejoignez nous pour exprimer votre refus des politiques meurtrières de chasse aux immigrés .
MANIFESTATION DEVANT LA PREFECTURE
SAMEDI 20 OCTOBRE 14H


télécharger le flyer d'infos sur la manif (et diffez le!)
manif20oct.pdf

télécharger l'affiche (et collez la!)
manifestation20102007.pdf

télécharger le 4 pages d'infos (lisez le et faites tourner...)
4 pages sp.pdf

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Pourquoi nous utilisons le terme "rafle"- Article du midi libre

Midi Libre _ Edition du 10 Octobre 2007

« Le mot "rafle", ce n'est pas accidentel»
La coordination des comités de soutien aux sans-papiers réagit aux propos du secrétaire d'Alliance police nationale

Dans une interview parue dans Midi Libre , Philippe Sebag explique que « parler de rafles est une insulte envers les policiers » et évoque « certaines associations ».
..

On s'est senti visé car nous sommes la seule association à employer ce terme pour désigner l'action policière ayant cours à Montpellier. Le mot "rafle", on l'a sciemment utilisé, ce n'est pas accidentel. Mais nous n'avons, à aucun moment, souhaité jeter l'opprobre sur les forces de l'ordre. Notre objectif est de décrire un état de fait.

Mais c'est un terme lourd de sens, plutôt tétanisant...

Si on ouvre un dictionnaire, on se rend compte qu'au-delà de la polysémie du mot, ce qui relie les différentes utilisations du terme est la notion de totalité. Or, dans le cas des interpellations massives actuelles, l'utilisation est correcte pour trois raisons. Premièrement, la notion de chiffre qui est assumée par le gouvernement et qui consiste à déterminer à l'avance le nombre d'expulsions que l'on va réaliser. Ensuite, le contrôle systématique des individus d'une zone territoriale délimitée par le biais d'une réquisition du procureur. Enfin, le bouclage de la zone qui empêche toute personne de s'y soustraire.
En fait, on nous accuse de faire le parallèle avec les années 40 en France et les rafles qui ont eu lieu. Mais la comparaison se réduit aux méthodes d'interpellation. Ça ne préjuge pas du destin des raflés. On ne compare nullement les finalités des politiques appliquées sous le régime de Vichy et celles d'aujourd'hui.

En quoi trouvez-vous ce mot juste et approprié ?

Ici, des bus et tramway sont bloqués, avec contrôle exhaustif de l'ensemble des passagers, entraînant pour certains un ordre de reconduite à la frontière. Des réquisitions du procureur ont lieu chaque semaine pour le quartier de Figuerolles, où des commerces sont contrôlés de manière systématique par la police nationale ou la police aux frontières. Le plus souvent, ils sont menottés, insultés, intimidés, comme des criminels. Nous continuerons à utiliser le terme de rafles tant que les pratiques policières, rendues possibles par les ordres qui sont donnés, se maintiendront.

Et votre position concernant l'affaire de ce couple franco-turc, interpellé par la Paf après être venu déposer leur dossier de mariage à la mairie (1) ?

La mairie ne peut plus se défausser, il faut qu'elle assume le fait qu'elle aide la police en dénonçant les sans-papiers. Il y a des coïncidences qui ne trompent pas. Comment expliquer le fait que les agents se trouvaient à la sortie des locaux sans réquisition légale ? C'est particulièrement choquant de la part de la mairie car ce n'est pas sa mission. On espère que la municipalité va rapidement nous donner des explications au sujet de leurs liens étroits avec la préfecture, tant pour les actions de la police municipale que pour celles liées au dépôt de dossier de mariage.



(1) Selon la mairie, les conclusions de l’enquête administrative diligentée pour faire la lumière sur cette affaire seront rendues publiques en fin de semaine.

Recueilli par J. B.


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08.10.2007

Quartiers libres - Montpellier - 13 octobre

"Contre manifestez" le 13 octobre à l'occasion de "Quartiers libres", opération culturelle municipale...


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Une politique inique sans précédent!!!

L'arrivée au ministère de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy a coïncidé en 2002 avec la promulgation des mesures gouvernementales les plus sévères depuis les lois Pasqua des années 80-90. Allongement de la durée de
rétention des étrangers, création d'un fichier d'empreintes digitales des demandeur-ses de visas, durcissement des conditions d'obtention des titres de séjour..., la multiplication des textes répressifs et restrictifs est terrifiante.


Les chiffres d'expulsion et de reconduite à la frontière sont quant à eux sans commune mesure avec les années passées:
- 9 227 mesures d'éloignements en 2001
- près de 20 000 en 2005!!!!


Cette année, l’élection du Président de la République s’est accompagnée de la création d’un ministère au nom évocateur : ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. Changement de terme mais non changement de politique, bien au contraire. Pour satisfaire une partie de son électorat et dresser des fractions de la population les unes contre les autres, les annonces de quotas se sont multipliées, et les chiffes gonflent. Le gouvernement annonce 25 000 expulsions d’ici la fin de l’année ! Surfant sur un discours fascisant et réactionnaire (« La France aimez-la ou quittez la!»), Sarkozy joue un jeu dangereux: rejeter sur les immigré-es la responsabilité du malaise social. Stigmatisées, ces populations pourtant parmi les plus précaires sont, dans la bouche de nos gouvernants, la cause de tous les maux: chômage, insécurité, délinquance, révolte dans les banlieues...


Cette approche légitime les thèses racistes et xénophobes de l'extrême droite et par simple relation de cause à effet, la montée des communautarismes! Pourtant depuis des décennies, le nombre de personnes en situation irrégulière n'est qu'en faible augmentation dans les pays occidentaux. Or les politiques et médias au service du pouvoir nous répètent sans cesse le contraire. Ces centaines de milliers d'hommes et de femmes à la situation particulièrement précaire sont une main-d’œuvre asservie et sans-droits face à un patronat de plus en plus avide de rentabilité. Certains secteurs d'activités (BTP, confection, restauration...) ne s'en privent pas et le discours officiel ne doit pas cacher la réalité de conditions inacceptables: surexploitation, salaire de misère…

Clandestin-es livré-es aux rafles policières et aux mesures de leurs exploitants, ces immigré-es sont les expériences libérales du salariat de demain : sans protection, sans avenir, sans espoir !

Salariat corvéable à merci, boucs-émissaires légitimant la politique de casse sociale du gouvernement patronal, les immigrés, sans-papiers ou non, sont aujourd’hui les principales victimes de l’offensive néo-libérale !
C’est maintenant qu’il faut réagir !

03.10.2007

Touche pas à mon ADN

Pétition contre les tests ADN

En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux (...)

lire la suite et signez la pétition sur le site
http://www.touchepasamonadn.com/

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